Dominique Besson

auteur, compositrice, interprète


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Titulaire d’un DEA en Arts, Philosophie, Esthétique, elle se consacre depuis une vingtaine d’années à une activité de recherche et de création.

Dans un premier temps, elle réfléchit avec l’équipe du Groupe de Recherches Musicales de l’INA sur les enjeux de la transcription des musiques concrètes et électroacoustiques. En 1995, elle crée avec Olivier Koechlin les Musicographies, premières partitions d'écoute interactive. 

Cette expérience contribuera à structurer son imaginaire et lui permettra par la suite de s’orienter à son tour vers la composition musicale, tout en menant parallèlement une recherche sur la spatialisation du son.

Elle développe depuis plusieurs années avec l’artiste programmeur Antoine Schmitt une interface de composition spatiale Le Ring, qui lui permet de composer et d’interpréter en temps réel ses propres créations musicales.

Cette démarche trouve son aboutissement aujourd’hui avec Paroles trouvées, une installation pour dispositif sonore panoramique et projection vidéo-chorégraphique dans un miroir liquide - une oeuvre très personnelle dans laquelle le sonore et le visuel se concertent  de manière à proposer une nouvelle forme de polyphonie.

Sa réflexion sur les enjeux du sonore et du visuel la conduit aussi à collaborer avec des artistes de disciplines diverses notamment dans les domaines de la danse, de la vidéo et de la photographie.

On peut citer ses collaborations avec Joseph Koudelka, Harry Gruyaert, Martine Frank, et l’agence Magnum Photos, pour qui elle réalise les créations sonores accompagnant leurs expositions et ou leurs installations audio-photographiques ainsi que son travail de designer sonore pour le festival des Rencontres d’Arles.

Dans le domaine de la danse, on peut citer sa collaboration avec l’artiste chorégraphe Andréa Davidson sur La Morsure, une chorégraphie interactive dont elle signe la musique originale ainsi que son travail récent sur l’Orgiaque avec la chorégraphe canadienne Isabelle Choinière qui s’interroge sur le corps sonore comme moyen d’extéroception du corps collectif.